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02/06/2012

HOLLANDE CONTINUE DE SOUTENIR LES TERRORISTES JUSQU'AU JOUR où ILS FERONT LA MEME CHOSE EN FRANCE

L’ASL tue 12 ouvriers d’une usine d’engrais
L’équipe du site

Ouvriers syriens tués

Le site en ligne Syria Truth (opposition syrienne hostile aussi bien au régime qu’aux insurgés) a accusé une brigade de la milice de l’Armée syrienne libre (ASL) d’avoir commis un deuxième massacre en huit jours dans la région de Homs, après celui de Houla.

«  12 ouvriers travaillant dans l’usine des engrais azotiques de Homs ont été abattus dans une embuscade tendue contre leur bus de la part de la brigade d’Al-Farouk» qui œuvre dans la région de Homs, précise le site. Et d’ajouter : «  des dizaines de miliciens armés les ont attaqués en ouvrant le feu contre eux, dans le village d’Al-Bouwayda, qui constitue un passage incontournable des bus et des véhicules » de cette société qui appartient au secteur public.

Citant les noms des ouvriers tués, le site affirme qu’un seul d’entre eux  a pu échapper au massacre.
Cette attaque est la troisième contre les ouvriers et les employés de cette usine : le 17 octobre 2011, 11 d’entre eux ont été tués et blessés dans une attaque aux mitrailleuses. Auparavant, un des gardes de l’usine avait été enlevé puis exécuté par balle.

Selon le rescapé de la récente attaque, cet acharnement de la brigade d’Al-Farouk contre ces ouvriers est du à leur refus de collaborer avec elle, et à lui livrer à sa demande des quantités d’engrais utilisables pour en confectionner des explosifs.

Dans un assaut perpétré l’été dernier, des hommes armés avaient essayé de s’emparer des dépôts de cette usine, mais leur tentative se solda par un échec.

Pour leur part, les sites en lignes qui soutiennent l’insurrection syrienne, en l’occurrence celui «  la révolution syrienne contre Bachar el-Assad » ont accusé les forces gouvernementales d’avoir perpétré ce nouveau massacre.

Par ailleurs, le site en ligne « Syrian documents »qui répertorie les évènements et les violences en Syrie a fait état d’une explosion qui a eu lieu dans la ville d’Idleb et qui a causé des dizaines de victimes.
Dans la région de Hassaké ont eu lieu les obsèques de 6 enseignants scolaires tués par les insurgés après avoir été enlevés ainsi que 9 autres.
Dans un village d’Idleb, un élément des forces de l’ordre e a été tué dans l’explosion d’un engin, et un milicien armé  autre a été capturé dans le quartier As-Sawra (la révolution) dans la ville d’Idleb.
A Homs, deux insurgés ont été abattus par les forces gouvernementales dans le quartier de Bab Tadmor, selon le site « Syrien documents ».

Pour sa part, l’observatoire syrien des droits de l’homme a fait état selon l’AFP de 27 morts dans des violences. Il y est également question de perquisitions menées par les forces gouvernementales à la recherche de miliciens insurges.
L’OSDH fait état de 6 soldats tués dans des combats avec des rebelles, selon l'OSDH à Deraa, et d’au moins huit soldats tués à l'aube lors de combats avec des insurges de la milice de l’ASL, dans la zone d'Al-Ghouta al-Charqiya, à Damas.

Sana a quant à elle signalé que les obsèques de 25 militaires et éléments des forces de l'ordre ont eu lieu à Damas, Alep et Lattaquié

source : http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=66799&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1  le 02/06/12

23:02 Publié dans SYRIE | Lien permanent | Commentaires (0)

DICTATURE OU TERRORISMES ? LA FRANCE A FAIT SON CHOIX : AVEC ET POUR LES TERRORISTES

Kossayr : c’est ainsi que tout a commencé

Que se passe t-il en Syrie ? En un an, des milliers de personnes ont été tuées, mais qui les a tuées ? Les témoignages que nous publions sont représentatifs du drame actuel. Souha Moustafa est partie à la rencontre des survivants des affrontements. Pas de ceux qui sont employés et mis en scène par les agences de communication occidentales en Turquie et en Jordanie, mais des gens simples qui fuient les combats.

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Suha Mustafa
Dimanche 27 Mai 2012

 

Kossayr : c’est ainsi que tout a commencé
La balle a pénétré le corps de mon frère avant de d’exploser dans ses poumons, dit un jeune chrétien qui a pu s’évader de Kossayr (ou Qusayr) et s’installer à Damas. Mon frère, ajoute-il, était ingénieur civil. Il s’est rendu ce 18 février 2012 à Kossayr pour nous dire au revoir avant de regagner l’Allemagne, où il poursuivait ses études. Arrivé ce jour-là en ville, il s’est retrouvé au milieu d’un accrochage entre les forces de l’ordre et des milices terroristes. Pas loin de la maison familiale, un policier gravement blessé avait besoin de l’aide. Mon frère s’est dirigé vers lui pour le secourir. Mais il ne savait pas que la mort l’attendait. Une balle a été tirée par un franc-tireur.

Kossayr est désormais une ville fantôme. Nous avons rencontré à Damas ce jeune homme chrétien, qui a souhaité préserver son anonymat. Il nous a proposé de l’accompagner dans la capitale, là où se sont réfugiés ses amis et voisins, environ 150 famille chrétiennes.

La vie n’est plus supportable à Kossayr après la monté de la violence ; les milices scandent des slogans confessionnels, appellent à bannir toutes les minorités ethniques ou religieuses de la ville, conclu-il.

Notre interlocuteur demande à un journaliste français : j’ai visité plusieurs fois la France. J’ai pu constater que les Français sont aimables en général. Alors pourquoi Sarkozy est comme ça ? Pourquoi soutient-il des extrémistes sanguinaires qui cherchent à nous massacrer ?
 

N’ayant pas reçu de réponse immédiate, il a reprit : vous ne saviez peut-être pas comment nous vivions ensemble dans cette petite ville frontalière avec le Liban ?

La " révolte” a détruit des siècles de bonne entente entre musulmans et chrétiens dans la ville.

Au début, les manifestations se déroulaient sans violence, jusqu’au moment où des intrus, barbus, armés et violents, sont apparus dans les rues. C’était en mai 2011.

Ces miliciens, très excités, commencèrent à dévaster la ville, à enlever des hommes pour réclamer des rançons, à piller, à incendier les maisons et les commerces appartenant à tous ceux qui refusaient de se ranger dans leur camps, notamment les chrétiens.

Les alaouites furent leurs premières victimes [1], puis les chrétiens [2], poursuit une dame qui partageait un appartement avec deux autres familles, tout comme les 150 autres familles chrétiennes réfugiées dans les banlieues de Damas.

Kossayr : c’est ainsi que tout a commencé

Elle ajoute : Quand ces fous d’Allah se mirent à scander leur trop fameux slogan, au su et au vu de tout le monde, « Les alaouites dans les cercueils et les chrétiens à Beyrouth ! », nous avons eu peur. Leurs dignitaires religieux —tout particulièrement le cheikh Arrour [3] qui pousse au crime ces jeunes fanatiques à travers la chaine saoudienne Wesal [4]—, leur ont promis qu’ils accéderaient au paradis céleste s’ils tuaient tous les « infidèles ».

Des lors, nos vies étaient sérieusement menacées. Les familles alaouites survivantes ont du quitter la ville bien avant nous. Ce fut une épuration confessionnelle. Ils ne veulent plus de nous dans la région. Et il fallait s’attendre au pire.

Plus les jours passaient, plus la situation sur le terrain se dégradait. Avant, la plupart des miliciens qui semaient la terreur étaient des jeunes, de 15-25 ans, armés de kalachnikov. Maintenant, il y en a de plus âgés. Ils patrouillent la ville à bord des camionnettes armées de mitrailleuses. Ce sont eux qui font la loi.

L’Armée « syrienne » libre
L’Armée « syrienne » libre


Et l’armée, ou elle est dans tout cela ?, demandons-nous à ces familles nous entourant.

Un des hommes présents répond. Selon lui, l’intervention de l’armée était nécessaire, et les gens l’ont réclamée. Mais les soldats ne peuvent pas faire face et des milliers d’entre eux ont péris depuis le début des événements. Les miliciens sont mieux armés qu’eux, ils disposent non seulement d’armes lourdes, mais aussi de systèmes de communication ultra-sophistiqués, dont l’État ne dispose pas.

Récemment, quelques jours avant que nous quittions Kossayr, raconte une jeune femme, j’ai vu deux hommes du quartier attachés à deux grosses roues d’un tracteur. C’étaient des sunnites, comme les miliciens. Nous les connaissions tous.

Ils étaient accusés à tort d’être des indics des Renseignements généraux. Ce n’étaient en fait que deux paisibles pères de famille. Les miliciens les ont brûlés vifs, attachés sur ces grosses roues. Nous savons tous qu’ils ne travaillaient pas pour la police. Ce n’était qu’un prétexte. Ils les ont tués parce qu’ils refusaient de payer « l’impôt révolutionnaire ».

À vrai dire, réplique un homme d’une cinquantaine d’années : ces miliciens que nous voyons depuis bientôt un an, ne sont pas tous des Syriens. Leur accent et leur manière de s’habiller les trahissent. Certains sont des Libanais de Wadi Khaled et Arsal, des bourgs limitrophes. D’autres sont des arabes de diverses nationalités. Ils sont tous venus en Syrie pour y créer un émirat islamique. C’est pourquoi ils veulent expulser du pays tous ceux qui ne leur ressemblent pas.

Nous ne sommes pas allés chercher refuge à l’étranger, comme les salafistes le veulent. Nous sommes montés à Damas en attendant des jours meilleurs où nous pourrons retourner chez nous, dans nos maisons, à Kossayr, car, nous sommes chrétiens, nés ici, dans ce pays qui est aussi le nôtre.

Traduction
Said Hilal Alcharifi

[1] Les Alaouites sont des musulmans qui rejettent la charia et les obligations cultuelles. Ils célèbrent les principales fêtes chrétiennes, sunnites et chiites. Ils sont présents en Turquie, en Syrie et au Liban. Les Takfiristes, soutenus par les monarchies wahhabites (Arabie saoudite, Qatar, émirat de Sharjah) les considèrent comme des hérétiques à massacrer en priorité. Pour appeler au renversement de Bachar el-Assad, les monarchies wahhabites soulignent qu’il est alaouite, et que les alouites sont sur-représentés au sommet de l’Etat. La presse occidentale assimile même les Alaouites au régime baasiste, ce qui ne résiste pas un instant à l’analyse.

[2] C’est à Damas que Paul de Tarse eut sa vision du Christ. La Syrie, berceau historique du Christianisme, abrite la plus vaste communauté d’arabes chrétiens. Ils représentent 16 % de population (source : CIA World Fact Book 2012). La majorité d’entre eux sont orthodoxes.

[3] Le cheikh Adnan Arrour est le chef spirituel de l’opposition syrienne armée. C’est un Syrien réfugié en Arabe saoudite pour des motifs sordides de droit commun, n’ayant aucune connotation politique ou religieuse.

[4] Wesal TV est un des principaux médias de la haine au Proche-Orient. Ses émissions visent à dénigrer les différentes dénominations musulmanes non-sunnites, et le christianisme. Les imams de la chaîne lancent fréquemment des fatwas proclamant que l’assassinat de telle ou telle personnalité syrienne est licite et souhaitable.
 

22:52 Publié dans SYRIE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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