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11/12/2012

Objectif commun entre égorgeurs fanatiques ET gouvernement français

Enfants égorgeurs & fanatiques étrangers : nouvelles tendances de la « révolution syrienne »

Par Louis Denghien,


 

Capture d’écran de la vidéo montrant la décapitation d’un prisonnier par un enfant encadré par des rebelles islamistes : ce sont les Occidentaux qui ont ouvert la porte à ces monstres en Syrie. Voudront-ils, et sauront-ils, la refermer désormais ?

 

L’annonce lundi de la prise par les rebelles de la base militaire 111 de Cheikh Souleimane, à une douzaine de kilomètres au nord-ouest d’Alep, près de Darret Ezza, est présentée comme un « coup dur » pour le gouvernement syrien, cette base étant, selon l‘AFP/OSDH, la « dernière place-forte de l’armée à l’ouest d’Alep« . La base en question était de fait assiégée depuis plusieurs semaines, et n’était semble-t-il occupée que par 150 à 200 militaires dont la plupart ont pu se replier, ce qui relativise l’exploit des insurgés. Ensuite, dans le cours des opérations en Syrie, l ‘armée a déjà opéré des retours offensifs forçant les bandes à évacuer des positions conquises à grand renfort de trompettes médiatiques : on l’a vu tout récemment pour un champ de pétrole à l’est de Deir Ezzor.

Qui a pris Cheikh Souleimane ? Pas des Syriens !

Ensuite, dire que Cheikh Souleimane est la « dernière place-forte » du régime à l’ouest d’Alep, c’est se moquer du monde : outre que dans la province d’Idleb, à l’ouest d’Alep donc, l’armée est présente à Jisr al-Choughour, à Harem et dans les environs immédiats d’Idleb, outre qu’elle tient toujours le secteur d’Antareb, à un vingtaine de kilomètres à l’ouest de la capitale économique syrienne, elle a repris une partie de Maarat al-Numan (une soixantaine de kilomètres au sud-ouest d’Alep) et conserve la fameuse base voisine de Wadi Deif, attaquée en vain depuis des semaines par les insurgés. Et l’armée dispose de nombreuses bases ou camps, d’importance variable, dans la région.

Ci-dessous, une vidéo rebelle montrant les vainqueurs de la base 111 évacuer des obus ; à la toute fin, on les voit brandir le drapeau noir d’al-Qaïda :

http://www.youtube.com/watch?v=AML5vKPg2i4&feature=plcp

Mais si victoire il y a pour les rebelles à Cheikh Souleimane, cela risque d’être, politiquement, une victoire à la Pyrrhus : en effet, et le patron de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a été le premier à le reconnaître, ce n’est pas l’ASL mais les représentants d’al-Qaïda en Syrie, les djihadistes du Front al-Nosra, qui se sont emparés de cette base, consacrant symboliquement leur suprématie sur l’ASL plus ou moins contrôlée par les Turcs et les Occidentaux, au moins dans toute la partie nord de la Syrie. L’ASL était déjà, on l’a écrit plusieurs fois ici, une coquille vide ou une « fiction médiatique », bien avant l’émergence d’al-Nosra. Alors que dire aujourd’hui ? Au fait on ne parle plus guère de la naguère fameuse unité d’élite de l’ASL, la brigade al-Farouq qui avait fait les « beaux jours » de la lutte armée du côté de Homs. Cet effacement médiatiquement est-il le reflet de l’effacement militaire des bandes relevant naguère plus ou moins de l’ASL ?

Et non seulement les « vainqueurs » de Cheikh Souleimane sont des fanatiques islamistes, mais ils ne sont pas syriens : un reporter de l’AFP présent sur place dit aujourd’hui qu’un grand nombre d’entre eux sont originaire d’autre pays arabes ou de républiques ex-soviétiques du Caucase. Des fanatiques disciples de Ben Laden et des étrangers venus même de nations non arabes, voilà donc les forces vives de la « révolution syrienne » à cette heure ! On (l’AFP) parlait plus haut de « coup dur » pour le gouvernement. Nous, nous pensons plutôt que c’est un nouveau coup dur pour l’image de la « révolution » en question…

Au fait, nos barbus n’ont trouvé à Cheikh Souleimane, de leur propre aveu, aucune des armes chimiques dont ils annonçaient la présence. À ce sujet, dernier avatar de la propagande occidentale contre l’État syrien, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a mis une nouvelle fois, dimanche, les points sur les « i » : « Le gouvernement syrien n’a pas l’intention, et n’a jamais prévu, d’utiliser des armes chimiques contre les rebelles » et, dans ce domaine, la principale menace tiendrait à leur « probable acquisition par les activistes » (de l’opposition). Lavrov a ajouté qu’il avait transmis cette assurance du gouvernement syrien à ses « collègues » diplomates américains et européens. Ceux-ci ont-ils retiré leur boules Quiès pour la circonstance ? En tout cas la Russie est toujours là pour freiner les velléités et contrer les mensonges « transatlantiques ».

 

Pour qui sonne le glas

Nous avons aussi écrit ici que si l’ennemi principal de Bachar al-Assad en Syrie était le Front al-Nosra et ses épigones djihadistes, eh bien cela confirmerait que Bachar ne peut plus perdre. Car on ne subjugue pas une nation développée, habituée à la coexistence des communautés et à un certain libéralisme sociétal – laïcité, place des femmes – avec des milliers de barbus véhiculant un projet de société digne des Khmers rouges (version islamiste). C’est tout simplement impossible.

En attendant, ce sont les Occidentaux, américains en tête, qui sont pris à leur piège : leur soi-disant croisade démocratique tourne chaque jour un peu plus à un cauchemar de la CIA (ou du Mossad) : ce califat ben-ladénien, introuvable jusqu’à présent, sauf peut-être au nord-Mali ou dans certains secteurs du Yémen, il pourrait naître au nord d’Alep et d’Idleb, aux portes de la Turquie de M. Erdogan qui dans sa haine anti-Bachar n’en espérait quand même pas tant. Pourrait car l’armée continue de défendre la région et de frapper les positions ennemies, et que les Kurdes sont à ses côtés dans cette lutte-là au moins.

À Washington, le désarroi vient de s’exprimer par plusieurs signes forts : ce mardi la porte-parole du Département d’État, Victoria Nuland, vient d’annoncer que, contrairement aux informations circulant dans les médias, notamment le journal britannique The Sunday Times, les États-Unis n’ont pas l’intention d’armer l’opposition syrienne. Et la veille, la même Victoria Nuland annonçait officiellement l’inscription du Jabhat al-Nosra sur leur fameuse liste – à géométrie variable – des organisations terroristes, l’accusant – c’est piquant de la part d’une porte-parole de la diplomatie américaine – d’être « responsable d’attentats-suicides visant des sites gouvernementaux syriens » ! Attitude complètement schizophrène mais l’administration Obama est bien obligée d’ouvrir les yeux sur la nature du monstre qu’elle et ses alliés ont longtemps nourri, d’une façon ou d’une autre.

Et pourraient, malgré tout, continuer de nourrir : The  Sunday Times affirmait, se référant à des confidences de responsables américains, affirmait que l’administration Obama préparait des livraisons clandestines de mortiers, et de lance-missiles anti-tanks à la rébellion, via des filières discrètes de pays du Proche-Orient. C’est ce que vient de démentir Miss Nuland. On peut ne pas la croire sur parole, mais ce démenti est à la hauteur de la gêne éprouvée par l’équipe Obama, qui en Syrie a de plus en plus un fil djihadiste à la patte.

Mais, d’une certaine façon, ce mois de décembre 2012 pourrait sonner le glas des illusions et des faux-semblants relatifs à la soi-disant révolution syrienne : les « amis de la Syrie » version Hillary Clinton vont devoir assumer leurs responsabilités, et éventuellement leurs très mauvaise fréquentations djihadistes. Ou alors reculer, quitte à masquer le recul derrière de grades déclarations de principe. En fait l’alternative pour Obama et ses caniches européens pourrait se résumer ainsi : gagner contre Bachar avec les hommes d’al-Qaïda, ou perdre sans eux ! Dilemme cornélien…

 

Enfants bourreaux

On comprend que Victoria Nuland et ses employeurs Obama et Clinton soient gênés aux entournures : le califat est en gestation dans les soi-disant « zones libérées » par les barbus. On s’y occupe déjà de définir un statut de la femme assez éloigné de celui que défendent ici Caroline Fourest ou Valérie Trierweiller.

Et on tue, de la façon la plus barbare et « rétro » qui soit. Les limites de l’horreur viennent d’ailleurs d’être reculée avec cette vidéo, diffusée abondamment sur la toile et reprise notamment par le grand média russe international Russia Today qui montre rien moins qu’un enfant décapitant avec une sorte de machette un prisonnier aux mains liées, sous les encouragement d’hommes armés qui se saisissent ensuite de la tête du supplicié en lançant joyeusement des « Allah akbar ! » La scène, récente, n’est pas localisée. C’est un cran de plus dan l’escalade de l’horreur, franchi allègrement par ces sauvages que Hollande, Fabius et trop de politiciens européens affectent de considérer comme un mal nécessaire contre Bachar al-Assad. Bachar dont le principal et véritable crime, aux yeux de ces politiciens sans honneur ni vision, n’est pas tant de « réprimer son peuple » que d’être un allié de l’Iran. Alors, messieurs, il va vous falloir, chaque jour d’avantage, assumer vos alliés objectifs : on vous souhaite bonne chance, et des nuits sereines !

 

Voici le lien de cette vidéo, peut-être encore visible par les plus solides d’entre vous…

http://french.irib.ir/galeries/videos/item/229881-syrie-l...


source : http://www.infosyrie.fr/actualite/enfants-egorgeurs-fanatiques-etrangers-cest-la-nouvelle-tendance-de-la-revolution-syrienne/

 
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